Attentat de GAO Et après le deuil ?

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Ce qui s’est passé à Gao est le pire attentat terroriste de l’histoire de notre pays. Il nous a plongés dans un deuil légitime mais aussi créé un désarroi perceptible parmi les Maliens. Nous sommes tous derrière les victimes et leurs familles et chacun se recueille à sa manière pour traduire sa compassion. Nos dirigeants se sont mobilisés pour concrétiser le soutien de la nation à nos Forces armées maliennes (FAMA). Cette mobilisation exceptionnelle a touché la classe politique qui, malgré ses antagonismes, a affiché son unité et son engagement unanime auprès de nos autorités et des victimes de cet acte ignoble.

Après le deuil, la vie continue mais nous devons dépasser nos douleurs et le choc et appréhender cet évènement à sa dimension. Cela nous aidera à mieux nous préparer face aux défis de l’avenir.
Le premier réflexe à avoir est de répondre sérieusement à la question du comment ? Il faut qu’on puisse savoir comment le véhicule des terroristes a pu franchir les portes du camp du mécanisme opérationnel de coordination (MOC), dans une ville en état de siège comme Gao et arriver opportunément à proximité de soldats en regroupement ? Le timing est trop parfait pour être hasardeux. Les complicités éventuelles doivent être établies et surtout des leçons pertinentes doivent être tirées pour que des situations de ce genre ne puissent se renouveler.

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Polémiques sur l’expulsion des migrants maliens. Et s’il en sortait quelque chose de bien pour le Mali ?

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C’est indéniablement le fait marquant de la fin d’année 2016 et sans doute du début de 2017, le Gouvernement malien a toutes les peines du monde à se sortir d’une polémique ayant entrainé des troubles, créée par sa participation supposée à l’expulsion de certains de nos compatriotes expatriés. La polémique a déjà valu aux autorités de faire face à une motion de censure à l’Assemblée Nationale. Elle a entrainé l’occupation des locaux du consulat général du Mali en France et suscité en d’autres endroits des manifestations hostiles de nos compatriotes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays à l’égard de l’Etat malien. Cela n’est guère étonnant quand on sait la place de l’émigration pour des millions de familles maliennes aujourd’hui.

Il est souhaitable, eu égard justement à l’importance de la question pour le Mali, qu’on essaie de sortir des polémiques, des passions, des invectives et des échanges non productifs pour poser les vraies questions autour de ce phénomène. Qu’on essaie d’apporter des réponses véridiques, objectives, structurelles et porteuses de valeur ajoutée pour le futur. Autrement dit, au-delà de la situation présente, il est peut-être possible que notre pays profite des troubles actuels pour regarder de manière lucide les réalités du phénomène migratoire et les intégrer dans son intérêt et celui de ses fils ! 
C’est une tâche à laquelle nos autorités doivent réfléchir. Elles doivent, en cette perspective, agir dans plusieurs directions.

Le Gouvernement doit mieux élaborer sa réponse face aux polémiques actuelles en apportant des réponses claires à certaines questions clés. Y a-t-il eu un accord verbal ou écrit sur le dispositif du Sommet de la Valette sur la migration des 11 et 12 novembre 2015 ? Quelle est sa

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LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : AGISSONS ! La journée internationale de la lutte contre la corruption, le 9 décembre, est l’occasion de rappeler fortement que le fléau de la corruption, qui tend à se banaliser, constitue encore aujourd’hui, sans doute plus q

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La journée internationale de la lutte contre la corruption, le 9 décembre, est l’occasion de rappeler fortement que le fléau de la corruption, qui tend à se banaliser, constitue encore aujourd’hui, sans doute plus qu’hier, la plus grande menace contre l’existence de notre pays, contre l’Etat malien et contre la société malienne. Plus que le conflit au Nord dont elle a été l’un des catalyseurs, plus que l’insécurité, la corruption est le problème principal du Mali et mine profondément les soubassements de notre vivre ensemble. Il faut que nos élites s’en convainquent et que les autorités maliennes qui l’évoquent dans les discours engagent les mesures courageuses pour enfin démontrer leur volonté d’avancer sur le chantier de la lutte contre la corruption.

Quelques actes concrets sur certaines pistes permettront de lancer enfin aux Maliens, assez sceptiques, le message de la ferme résolution de lutter contre la corruption.

La finalisation de l’instruction sur certains dossiers emblématiques (achat de l’avion présidentiel, équipements et fournitures militaires, engrais, tracteurs…) aidera à convaincre les Maliens de la volonté des décideurs à lutter contre la corruption. Il faut accélérer le traitement de ces dossiers, organiser les procès ou classer le dossier en expliquant les motifs. Les personnes citées dans ces dossiers, pourront ainsi se défendre ou voir leur réputation préservée par l’abandon de poursuites. La justice est à convaincre à communiquer sur ce processus. De manière générale, il faut mettre en place une communication sur les dossiers instruits par le pôle économique. Ce service de la justice doit être mis sous pression, car il est extrêmement lent. Il doit publier régulièrement les dossiers reçus, les classements, les procès tenus, les condamnations, les acquittements, les recouvrements au trésor…Il faut que les Maliens puissent percevoir l’utilité de cette structure en termes de lutte contre la corruption et de récupération des sommes détournées au détriment du pays.

La mise en place et l’opérationnalisation de l’office de lutte contre la corruption, créé en 2014, sont des exigences majeures de la lutte contre la corruption.

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LE NORD DU MALI   Que Négocier ? – Comment négocier ? – Qui pour négocier ?  Aout 2012

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Sujet majeur de préoccupation des maliens aujourd’hui, le Nord de notre pays figure plus que jamais au centre des attentions régionales et sans doute internationales du moment. Nos voisins mais également plusieurs autres pays africains et au-delà, évoquent avec inquiétude cette zone qui concentre nombre des menaces significatives à la sécurité planétaire (terrorisme, narcotrafiquants, traite d’êtres humains ou encore d’armes…). Pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi. Il y a encore dix ans, le nord de notre pays était simplement le théâtre d’un tête à tête entre

l’Etat et des groupes armés aux idéaux prétendument autonomistes pour des motifs de protection culturelle ou encore d’un mode de vie séculaire. Ce tête à tête, sous l’égide du voisin algérien a progressivement évolué vers un ménage à trois pour finalement devenir une véritable foire au dépend de l’Etat malien et des maliens de manière générale. Au point qu’elle remporta une bonne partie de nos acquis démocratiques et de la stabilité de nos pouvoirs publics avec le coup d’Etat du 22 mars 2012 sur fond de débandade de nos forces armées et de sécurité. Le Nord a ainsi fini par faire vaciller notre pays, ce qu’on ne pouvait imaginer même dans nos cauchemars les plus noirs !

Pourtant à y regarder de près, surtout après coup, on se rend compte que si on avait été plus vigilant, si on avait réfléchi de manière moins superficielle, si on avait travaillé en fonction du long terme, certaines erreurs n’auraient pas été commises, erreurs aux conséquences tragiques aujourd’hui. Ces erreurs, indépendamment de tout ce qui a été reproché à l’Etat malien (légèreté, complicités au moins passive, négation d’évidences, déstructuration des forces armées…), trouvent de nombreuses racines dans le mode de gestion de la crise au Nord ces dernières décennies. Ce mode de gestion illustré par les différents accords conclus avec les belligérants et qui, au lieu de régler les conflits, n’ont fait que les différer en perpétuant l’esprit de prébende, de partage de butins et de prédation qui les ont animés. Il est impératif que ces erreurs soient stigmatisées afin que nous les évitions au moment où sont envisagées des négociations pour résorber la crise actuelle.

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Négocier avec les terroristes Une fausse bonne idée !

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Des politiciens, depuis de nombreux mois, répondant aux attaques des groupes terroristes contre les forces de la MINUSMA, de BARKHANE ou contre les Forces Armées Maliennes et de Sécurité (FAMAS), ressortent toujours la même rengaine de la négociation avec ceux qu’ils appellent les « djihadistes maliens ». Ils indiquent qu’il faut séparer ces derniers des « djihadistes étrangers » pour réduire l’insécurité et contribuer à pacifier les endroits du pays qui subissent régulièrement les forfaits des groupes terroristes.

Ces suggestions visent principalement Iyad Ag Ghali et accessoirement quelques leaders des groupes terroristes qui écument le Nord et d’autres parties du territoire national. Nous avons même assisté récemment à un épisode rocambolesque de la trêve annoncée par une supposée lettre d’Iyad suivie d’un démenti publié par son groupe, en rapport avec une initiative du président du Haut Conseil Islamique. Il est également rapporté ici ou là que certains services de l’Etat ou certains responsables évoluant à la lisière de l’Etat s’emploient à engager des discussions avec Iyad, toujours selon le principe de le « séparer » de AQMI ou d’autres groupes à combattre.
Les initiatives visant à négocier avec les terroristes sont aussi hasardeuses qu’improductives et, surtout, encouragent la persistance dans la terreur qui sera ainsi perçue comme un moyen d’obtenir des contreparties. C’est exactement comme la négociation avec les preneurs d’otages, à la base de la multiplication de ce phénomène. N’importe quel apprenti sorcier verrait dans cette possibilité l’opportunité de prendre en otage la communauté nationale en s’érigeant leaders d’organisations terroristes, ayant comme signature des actes violents pour ensuite monnayer sa reddition contre des faveurs indues. Il faut éviter de mettre son doigt dans cet engrenage compte tenu de notre contexte, du trop grand nombre d’hommes en arme au Nord du Mali, des nombreuses possibilités qui y existent de lever des groupes violents et surtout de l’existence de nombreux bandits qui ne trouveront pas leur compte dans la mise en œuvre de l’Accord de paix issu du processus d’Alger.

La communauté nationale et internationale devrait savoir qu’Iyad n’existe pas sans la force de frappe de AQMI et tout ce qui lui est lié. Il ne peut

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  LES ASSISES NATIONALES   POUR QUOI FAIRE ? Septembre 2012

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Exercice incontournable pour obtenir enfin un consensus national sur la sortie de crise au Mali pour les uns, boite à pandore dangereusement ouverte risquant de conduire le Mali dans l’impasse pour les autres, les concertations nationales constituent le nième sujet qui divise nos compatriotes à ce jour. Identifiées comme une occasion d’échanges et de débats féconds, ces assises répondent à une attente somme toute logique : permettre aux citoyens fortement divisés et abasourdis par ce qui arrive à leur pays de discuter sur les axes de solution aux problèmes rencontrés dans l’espoir que ce qui sera entendu sera soutenu. L’unité des cœurs et des esprits est ainsi le leitmotiv de ceux qui estiment que ces rencontres sont le début de la vraie solution pour notre pays. Il est vrai que l’image de division que nous avons donnés pendant ces six derniers mois convainc les observateurs que l’unité est le préalable à toute action de redressement. Et en cela les assises peuvent se justifier. A contrario, de nombreuses voies s’élèvent pour mettre en garde, contester et redouter l’organisation de discussions maliennes tant les positions des uns et des autres paraissent inconciliables quelques fois et fortement empruntes d’a priori destructif. Organiser des rencontres dans ces conditions serait prendre le risque d’échanges stériles et d’invectives au mieux, de dissensions creusant davantage les clivages entre les composantes de la nation au pire. Cela peut aussi se comprendre. Dans ces conditions, Il devient impérieux de présenter ce qui peut être bénéfique dans l’organisation de ces assises si on décidait de les organiser. Il est tout aussi impérieux d’identifier les dérapages prévisibles afin de faire ressortir les voies et moyens souhaitables pour les contenir et les annihiler afin que l’exercice puisse être entièrement bénéfique pour le pays. Au préalable une présentation du panorama des demandes d’organisation de ces assises parait nécessaire pour démontrer que malgré les risques associés, elles sont demandées par tous sous une forme ou une autre et en deviennent de fait indispensables.

 

Les concertations nationales : une arlésienne fortement désirée

 

Il faut remonter à la première déclaration du CNRDRE datée du 22 mars au matin pour trouver trace d’un appel à la discussion et à l’entente des forces vives de la nation pour définir de manière consensuelle les axes de la transition. Dès lors, les différents acteurs, à commencer la

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POUR NE PAS PERDRE LE NORD, Revenons à l’Accord de paix !

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En ce début d’hivernage, symbole d’espoir pour notre pays et des millions de nos compatriotes, l’humeur des Maliens est morose et leur perception de l’avenir pas très optimiste eu égard à la situation au Nord et à la crise dont la résolution semble patiner sérieusement ces derniers jours. Les dernières semaines ont été marquées par des situations aussi confuses que dramatiques pour la paix et l’entente entre les Maliens. Il en est ainsi du quasi psychodrame relatif à l’installation des autorités intérimaires qui accaparent les énergies et les débats alors qu’elles ne sont qu’une étape du processus et non un point central de ce dernier. Il y a la crise de confiance de certains acteurs du processus de paix (la plateforme et particulièrement le GATIA) face à l’attitude du Gouvernement semblant privilégier les rebelles séparatistes. Il y a eu les affrontements à Kidal et de manière générale la gestion de la question de cette ville en l’absence de l’État. L’insécurité rampante sur fond de conflits communautaires et de replis identitaires, particulièrement dans ce contexte, est à déplorer. Il y a surtout les questions relatives à l’état de nos forces de défense, rappelé si douloureusement par l’attaque de Nampala. Ou encore, les défiances des populations vis-à-vis de l’État et de ses représentants, illustrées à Gao sur fond d’incertitudes sur les perspectives de sortie de crise. Tout cela dans un cadre ou le comité de suivi de l’Accord est réduit à gérer des problèmes logistiques, des revendications de per diem…plutôt que de suivre l’Accord et de faire avancer le processus. Il y a enfin le Gouvernement qui semble perdre l’initiative et réduit à suivre la cadence des groupes armés plutôt que fixer l’agenda, le tempo, le rythme de mise en œuvre de l’Accord, entrainant les autres dans son sillage. C’est ce qui est attendu de lui et ce qui est demandé par l’Accord de paix lui-même !

On semble un peu déboussolé comme ayant perdu le nord (sens figuré) mais faisons attention à ne pas perdre le Nord au vrai sens du mot !

Il est impératif que les autorités maliennes réexaminent leur implication dans le processus de paix et reviennent à l’essentiel dans la conduite de ce dernier. Or,

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