• L’éducation, gage d’un changement durable

    L’éducation, gage d’un changement durable

    c’est l’éducation qui contribuera fortement à la construction du nouveau type de malien: connaissant et aimant son pays, attaché à ses racines et ouvert sur le monde, prêt à se sacrifier pour la collectivité, formé et compétent pour exercer des responsabilités lui permettant de contribuer au progrès.
  • Ouvrons-nous au changement,

    Ouvrons-nous au changement,

    parce que les hommes que nous avons chargés de nous diriger nous ont déçus, parce que le pays a chuté et qu’on doit le mettre debout, (...) parce que le changement est synonyme d’espoir et de renouveau pouvant amener un lendemain meilleur.
  • La Guerre contre la corruption

    La Guerre contre la corruption

    Prévenir la corruption en organisant et renforçant la société civile pour dénoncer et combattre, en accroissant la transparence dans la gestion publique, en améliorant de 10% au moins la rémunération de tous les agents publics qui doivent également être plus mobiles et ne pas rester longtemps aux mêmes postes.
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Pèlerinage à la Mecque : Tirons les leçons de la tragédie de 2015 !

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Le drame de Mina, pour notre pays, constitue une véritable tragédie de par son bilan particulièrement lourd. Le Mali est ainsi, sur la base du dernier décompte des victimes, le premier pays africain et le second de la planète à avoir enregistré autant de morts avec 299 sur un total de 2236 soit plus de 10% des pèlerins décédés. Ce bilan est loin d’être définitif, il faut donc s’attendre à ce qu’il s’alourdisse. Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, on ne sait pas s’il y a eu un seul drame (conflit armé, soulèvement de mars 1991, accidents de la route, épidémies…) qui a occasionné autant de pertes en vies humaines maliennes d’un seul coup. Les différents conflits armés qui ont touché notre pays, n’ont pas occasionné autant de morts ! Ce qui fait de la catastrophe de Mina, l’une des plus graves, si ce n’est la plus grave et la plus profonde, qui ait touché notre pays ces cinquante-cinq dernières années. Le constat ainsi fait est indispensable pour situer l’évènement, en mesurer les impacts et surtout engager les voies et moyens pour qu’il ne se renouvelle plus. 

Nous devons impérativement marquer cet évènement du fer rouge pour notre pays, notamment pour la communauté musulmane et créer les conditions pour qu’à jamais le Mali se souvienne de ses disparus de Mina, pour la plupart de simples citoyens enterrés dans l’anonymat le plus complet. Les autorités nationales avec le soutien de la communauté des religieux doivent trouver les voies adéquates afin de marquer les esprits de manière indélébile par cette tragédie et faire en sorte que la mémoire nationale la retienne à jamais. Cette date, déjà symbolique (tabaski), devrait constituer, chaque année, une occasion pour les Maliens de se rappeler de cette catastrophe, de se recueillir, faire des sacrifices…Les autorités doivent y participer. Peut-être qu’un lieu pourrait être retenu comme symbole de ce drame. Peut-être que d’autres manifestations pourraient être organisées (prières, rencontres de réflexions…) pour faire de l’évènement un moment de recueillement et d’unité dans la dévotion, mais aussi, comme occasion de poser des jalons utiles pour le renforcement de la foi et de la pratique religieuse, l’amélioration et le renforcement du tissu social, etc. Après la gestion de la question de l’émotion et de la catharsis nécessaire à réaliser pour ce faire, il faut questionner notre raison pour que ce drame ne soit pas un de plus, imputé au seul courroux du tout puissant. La volonté divine doit être évoquée après les analyses objectives, pas avant. Autrement, aucune action de correction ne sera prise et, un jour, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Il faut donc engager la phase des interrogations et analyses pour que de telles catastrophes ne surviennent de nouveau, ou en réduire les possibilités. Pour ce faire, le pays organisateur, l’Arabie Saoudite, qui a annoncé des enquêtes transparentes qui seront suivies de mesures correctives, y compris des sanctions, doit être prise au mot. 

 

Le Mali, en tant que pays particulièrement touché par le drame, ne doit pas rester en marge de ces processus. Notre diplomatie, nos autorités consulaires et tous nos réseaux connectés à ce pays doivent être mis à contribution pour participer effectivement aux investigations, donner les informations à notre possession, fournir les éclairages nécessaires et obtenir des Saoudiens la prise en compte de notre participation. Cela permettrait de comprendre le déroulement du processus, d’en saisir tous les aspects, d’être au courant des résultats et de les interpréter à notre niveau en perspective du futur. Cela permettrait aussi d’assurer une veille pour que les engagements saoudiens soient suivis d’effet, et que la tentation facile d’imputer la tragédie uniquement aux pèlerins ne puisse prospérer. Nous devons savoir exiger, en hommage à nos disparus, que les enquêtes soient diligentées avec objectivité et célérité. Nous devons ensuite partager avec les populations maliennes les résultats de ces enquêtes et les suites qui leur seront réservées. 2 Il est enfin obligatoire que nous nous regardions nous-mêmes et que nous apprécions quelles ont pu être nos responsabilités internes dans cette tragédie et, au-delà, comment organiser le pèlerinage à la Mecque dans les meilleures conditions pour nos compatriotes. Il y avait toutes les nationalités à la Mecque, tous les pays africains avaient des pèlerins sur place, certains (Nigéria, Maroc, Égypte, …) beaucoup plus nombreux que les Maliens. Pourtant, nous déplorons plus de pertes que ceux-ci. Cela ne peut être dû au hasard seulement. Il faut que nous analysions froidement les causes institutionnelles, organisationnelles et opérationnelles qui ont pu jouer un rôle dans ce drame. 

 

Évitons les invectives, les accusations aussi stériles que fantaisistes qui fleurissent malheureusement sur nos medias et posons les bonnes questions pour aboutir aux bons résultats. L’État doit trouver la forme appropriée pour engager les investigations nécessaires sur cette question précise. Cela peut revenir au Ministère en charge des cultes, appuyé par les instances religieuses. Cela peut se faire sous forme d’une commission d’enquête parlementaire. Il faudra écouter tous les acteurs de l’organisation du pèlerinage et travailler de manière sereine pour aboutir à des résultats probants. Des sanctions peuvent être envisagées mais il s’agira surtout de mieux baliser la future organisation du pèlerinage. Le Mali ne peut plus et ne doit plus se permettre d’organiser le pèlerinage de la même manière. Il y a trop d’insuffisances relevées par les acteurs, chaque année et personne, y compris l’administration elle-même, n’est satisfaite de la manière dont le pèlerinage est organisé par notre pays. Nous devons donc changer de fusil d’épaule. Pour ce faire, l’État doit s’orienter vers l’organisation d’états généraux du pèlerinage qui déboucheront sur des propositions concrètes à très court terme et sur des mesures de rectification afin que le processus engagé pour le pèlerinage de l’année prochaine soit situé dans un nouveau contexte. Le Ministère en charge du culte avec la participation des instances religieuses doit organiser cet exercice auquel participeront tous les acteurs du système et toutes les personnes ressources, dont nos compatriotes basés en Arabie saoudite, utiles à la prise de mesures appropriées. 

 

Le rôle de l’État doit être défini dans le processus. L’État doit se désengager des activités marchandes et, dans ce cadre, de la location d’avion, d’hôtels…pour arborer efficacement la position de régulateur, de contrôleur et de censeur. Il est difficile d’être juge et partie. Cela diminuerait les fraudes, les détournements et les manœuvres écœurantes de certains agents publics qui s’enrichissent ainsi sur le dos de pauvres citoyens. Les acteurs du voyage doivent être plus structurés, il n’est pas évident que la multitude d’agences, dont certaines ne sont que des rabatteuses de pèlerins pour d’autres, soient un facteur de crédibilité et d’efficacité. L’identification et la formation des pèlerins, l’appréciation de leurs capacités physiques, leur encadrement sur les sites de pèlerinage sont aussi à mieux normaliser et surtout à mieux suivre. Les acteurs du processus sont les mieux placés pour évoquer toutes ces questions et nul doute que cet exercice pourra déboucher sur un nouveau départ pour l’organisation du pèlerinage au Mali. C’est le moins que nous devons à nos morts de Mina, puisse leurs âmes reposer en paix ! 

 

 Moussa MARA 

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 www.moussamara.com

Le changement à travers un programme précis

 
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pour redonner au Mali sa dignité et au malien sa fierté

Le changement a besoin d’hommes pour le porter, crédibles, compétents, efficaces dans leur leadership, ayant atteint des résultats par le passé, exemplaires, conscients des réalités et maîtrisant la situation du pays pour ne pas verser dans la surenchère et des promesses sans lendemain.

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